Présentation

Institut de recherche pour le développement.

© IRD 2011

La vegetation en N-C

Savanes
Forêt dense humide sur rum
Forêt altitude forêt à mousse
Maquis zones humides Riviere Bleue
Maquis miniers rum
Maquis ouvert + agathis RUM
Mangrove Kuebuni
Maquis altitude humboldt
Forêt sèche1
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Ecologie

Le Laboratoire mène un programme d’étude visant à comprendre la diversité et la dynamique des forêts néo-calédoniennes en utilisant des protocoles standardisés basés sur la mise en place d’un réseau d’inventaires, répartis sur le territoire, réalisés sous la forme de parcelles permanentes, d’inventaires en ligne, en surface minimale (méthode de Braun-Blanquet) ou en point quadrat. Ces études, en partie financées par les Provinces Sud et Nord, l’Agence National de la Recherche (ANR), ainsi que la National Geographic Society, permettent d’aborder une étude comparative de la diversité floristique, de caractériser les habitats forestiers d’un massif mais également de suivre sur le court et long terme l’évolution de la croissance des individus ou des espèces et la dynamique du peuplement.

Forêts denses humides de Nouvelle-Calédonie

Les forêts humides du territoire représentent la formation la plus riche, avec plus de 2000 espèces signalées contre 1144 pour le maquis minier et paradoxalement la moins étudiée.

Le premier grand chantier concerne les forêts du grand sud Calédonien qui ne subsistent, pour la plupart, que sous forme de lambeaux réfugiés dans des talwegs protégés du feu, dont certaines sont menacées par les activités minières. Cet ensemble de fragments forestiers constitue en partie le réseau des aires protégées de la Province Sud et sont étudiées dans le cadre d’un programme d’inventaire des Parcs et Réserves de la Province Sud. Ces études parfois réalisées sur des massifs accessibles uniquement en hélicoptère (Photo du massif du Kouakoué) ont permis de compléter les inventaires floristiques et de mettre en exergue la nécessité de revoir les critères IUCN pour l’ensemble de la Flore du territoire. En Province Nord, le laboratoire mène un programme de cartographie et de caractérisation des forêts tropicales sur sols volcano-sédimentaires (incluant entre autre les Mts Panié, Massif des Lèvres, Aoupinié, etc.) et sur sols ultramafiques (massifs du Tchingou, Boulinda et Paéoua) en partenariat avec les services de l’environnement concernés. Ce projet vise à définir une typologie forestière des habitats et à identifier les espèces pionnières (pré-forestières) pouvant servir pour des projets de restauration écologiques. Le laboratoire a participé en novembre 2010 à une grande mission financée par la Province Nord, et organisée par Conservation International. Les résultats sont en cours d’étude. Enfin dans le cadre de la connaissance et de la conservation de la flore de Nouvelle-Calédonie, le laboratoire participe au projet ANR INC « Incendies et biodiversité des écosystèmes en Nouvelle-Calédonie », qui se focalise sur la combustibilité des milieux étudiés et la dynamique des végétations à la frontière entre savanes et forêts.

Kouakoue-Panorama-du-HumboldtPanié-vue-de-Ouaième

Forêt sèche

Le laboratoire s'intéresse depuis longtemps à ces formations de forêt sèche. C'est sur la base de travaux menés par le laboratoire que le premier cri d'alerte fût lancé en 1995 (Bouchet, Jaffré, Veillon, 1995), demandant une protection urgente de ces milieux hautement menacés. Depuis 1995 diverses études portant sur : l'inventaire, la caractérisation et la cartographie des sites, la mise en place de parcelles permanentes de suivi des zones mises en défens, le statut des espèces rares etc... ont été réalisées, en collaboration avec le Programme de Conservation des Forêts Sèches de Nouvelle-Calédonie (PCFS). Une campagne de relecture des parcelles mises en place en 2003 à Mépouiri (Poya) dans la toute première zone de mise en défens est programmée pour 2012.

Forêt de Malhec reliques forestières à Mépouiri (Poya) Forêt de Leprédour  


Bouchet, P., T. Jaffré, J.M. Veillon. (1995). "Plant extinction in New Caledonia: protection of sclerophyll forests urgently needed." Biodiversity and Conservation 4: 415-428. 

Biologie de la reproduction

Le laboratoire s’intéresse également à la reproduction des plantes, la distribution des systèmes sexuels à l’échelle de la flore. Des cas particuliers de gynomonoécie ont été mis en évidence chez les Sapotaceae (individus présentant à la fois des fleurs hermaphrodites et femelles) et sont toujours en cours d’étude. Les interactions plantes/insectes intéressent également le laboratoire, toujours en collaboration avec des entomologistes spécialistes. Ces travaux concernent la pollinisation (couple abeilles/plantes), ou la relation phytophage/plante comme certains coléoptères spécialisés (Apionidae). Enfin des questions quand à la dispersion des graines sont également abordées, notamment celles issues des gros fruits de Sapotaceae.

Collaborations

Rôle des populations d’espèces grégaires du genre Nothofagus (Nothofagaceaes) et de l’espèce monocarpique Cerberiopsis candelabra (Apocynaceae) dans la dynamique forestière.

Recherches dirigées par le Dr Jenny Read de Monash University Australie.

Le laboratoire collabore aux travaux portant sur l’écologie et la biologie d’espèces arborescentes grégaires, à caractère pionnier et à longue durée de vie (Nothofagus spp et Cerberiopsis candelabra), qui interviennent dans la dynamique des forêts du massif du Sud. Les études visent à préciser le rôle et le mode d’action de ces espèces, à déterminer les processus biologiques mis en jeu, ainsi qu’à évaluer l’effet de la monodominance d’une espèce de la voûte sur la diversité floristique de la forêt. Les travaux comprennent la caractérisation des conditions écologiques, le suivi démographique de plusieurs populations à partir de parcelles permanentes, ainsi que l’examen des caractéristiques biologiques et fonctionnelles des espèces monodominantes.